Octobre rose : les combats continuent !

Partout dans le monde, octobre est traditionnellement le mois de mobilisation pour la lutte contre le cancer du sein et pour le dépistage. Un mois particulier, où l’âge, le pays, la religion n’ont plus d’importance et où les femmes (principalement) s’unissent pour communiquer sur la maladie, l’importance du dépistage, les traitements et sur « l’après ». Une maladie, des combats multiples.

Une maladie qui touche près de 48 763 personnes en France
Malgré ce que l’on pourrait penser, le cancer du sein n’est pas une pathologie exclusivement féminine. En effet, si la prédisposition des femmes à ce cancer est 200 fois plus importante que chez l’homme, ces derniers ne sont pas épargnés par ce mal (le cancer du sein représente 0,5% des cancers qui touchent les hommes).
Celui-ci touche 89 cas pour 100 000. Aujourd’hui, grâce aux traitements et à un dépistage précoce, le taux de guérison approche les 80%*.

Combat n°1 : Dépister
C’est sous la Dame de Fer, illuminée de rose pour la seconde année consécutive, qu’a été lancée cette année la campagne Cancer du sein, parlons-en !  

Les dispositifs de communication des associations et institutions publiques autour du sujet sont de plus en plus impressionnants, légitimant le proverbe « la fin justifie les moyens ». Si une femme sur huit sera un jour confrontée à ce mal qui ne cesse de gagner du terrain, leur première arme reste le dépistage. Un acte simple, souvent redouté, qui est pourtant la première étape indispensable au combat contre ces tumeurs malignes.
Rappelons, que si certains facteurs peuvent favoriser le développement du cancer du sein (vieillissement de la population, alimentation…), celui-ci peut toucher n’importe quelle femme et ce, à n’importe quel âge.
Alors mesdames, bravons nos peurs, prenons notre courage à deux mains et faisons cette mammographie, désagréable certes, mais salvatrice ! C’est bien elle, notre première arme défensive contre ce mal devenu malheureusement si commun.

Combat n°2 : Vaincre
Il existe différents types de traitement : la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées.
Comme chaque cas est particulier, pour éradiquer la maladie le patient peut-être exposée à un seul traitement ou à une association de dispositifs médicaux. Le but étant de bloquer les mécanismes spécifiques de ces cellules cancéreuses afin de stopper sa progression.
L’ablation de la tumeur reste, elle, systématique.
Le choix de ces traitements est fait en concertation pluridisciplinaire et le suivi du patient est assuré par de nombreux spécialistes afin de couvrir tous les pans de la maladie. On retrouve notamment dans cette équipe de soignants des gynécologues, oncologues médicaux, chirurgiens, oncologues radiothérapeutes, des pathologistes, des psychiatres et des psychologues, spécialiste de la douleur, des infirmiers, des kinésithérapeutes, des aides-soignants, des diététiciens et des assistants sociaux.

Si les taux de succès de ces traitements ne cessent d’augmenter, les chercheurs continuent de réfléchir à d’autres solutions. On pourrait notamment citer un vaccin récemment testé sur des souris. Le principe de celui-ci ? Inciter l’organisme à produire des anticorps dirigés contre les cellules cancéreuses, et elles seules. Si les premiers tests sont encourageants (le volume des tumeurs mammaires des souris réduit en moyenne de 80%), ce vaccin reste à tester sur l’Homme.

Parallèlement, des dispositifs sont mis en place pour éviter aux patients des traitements qui pourraient être évités. Ainsi, il existe désormais des tests qui permettent de prédire les risques de rechute du cancer et d’alors mieux évaluer la nécessité d’un traitement par chimiothérapie. Si ces traitements ne sont ni recommandés en France, ni remboursés, l’Institut Marie Curie est actuellement en phase de test sur l’un d’entre eux

Combat n°3 : Vivre
Un combat de gagné et en voilà un autre qui commence ! Tel est la tragique réflexion que se font de nombreuses femmes en rémission, car si le cancer du sein grignote la population, le regard de la société sur ces battantes reste difficile – pour ne pas dire pathétique.
Or pour ces femmes qui doivent se reconstruire moralement et physiquement, qui doivent ré-apprendre à vivre dans ce corps qui les a tant fait souffrir, le retour au « monde normal » n’est pas toujours simple. Que cela soit au sein de leur famille, avec leurs proches ou dans le monde du travail, nombreuses sont celles qui déplorent un changement d’attitude.
Pour d’autres, cette victoire est l’occasion d’une nouvelle vie plus harmonieuse avec elle-même et leur corps.

 

Pour ce mois de campagne, l’association Le Cancer du sein, parlons-en ! a construit un village d’informations avec animations, films et tables-rondes. Une belle occasion de se réunir tous pour combattre ce mal qui revient trop souvent dans les conversations.
Surtout mesdames gardez en tête que le dépistage sauve chaque année des milliers de vies. Au fait, c’est quand votre prochaine mammo ? 😉

 

Découvrez le programme du village d’informations ici

*80 % des patientes sont toujours en vie cinq ans après le diagnostic de leur maladie