Le CDI intérimaire fait parler de lui

group of doctorsConclusion de l’accord sur la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires du 10 juillet dernier, le premier CDI intérimaire devrait rapidement voir le jour. Rapidement, car sa mise en œuvre est aujourd’hui conditionnée par la prise d’un arrêté d’extension. Un peu de patience donc encore.

Qu’est-ce que le CDI intérimaire ?
Le CDI intérimaire est complémentaire au contrat de travail temporaire (dit « contrat de mission »). Il permet à l’intérimaire de réaliser des missions successives en alternant des périodes de missions et des périodes d’intermissions. Ainsi une rémunération mensuelle minimum, couvrant tant les périodes de mission que d’intermission, est garantie à l’intérimaire. De plus ce contrat est régi par les règles de droit commun du CDI.
Celui-ci s’adresse tant aux intérimaires qui en ont fait un choix pour l’exercice de leur métier que ceux disposant déjà d’une intensité d’emploi significative qu’ils souhaiteraient augmenter.
Ce nouveau contrat n’a pas vocation à être systématique : les agences d’emploi auront toute liberté de le proposer à leurs intérimaires ou à des candidats, demandeurs d’emploi qu’elles pourront faire monter en compétences.

Pour le Président du Groupe Adecco en France, Alain Dehaze, « cette nouvelle forme de contrat constitue une innovation sociale majeure. Il permettra de concilier la sécurité de l’emploi des salariés intérimaires avec la souplesse nécessaire au développement des entreprises. Il permettra également d’accompagner la montée en compétence des salariés en  favorisant les investissements en termes de formation ».

A terme, le Groupe Adecco se donne pour objectif de créer 3000 à 5000 CDI intérimaires en France dans les 36 mois suivant son entrée en vigueur, sur les 20 000 annoncés par la profession

Un contrat encore méconnu
Adecco France n’a pas attendu la signature du premier CDI intérimaire pour demander à ses intérimaires leur avis sur cette révolution contractuelle. Une enquête auprès de 375 de ses intérimaires a ainsi été menée.
Le premier point mis en lumière par cette étude est la méconnaissance de ce nouveau contrat par les principaux intéressés. Ils sont en effet que 26% à en voir déjà entendu parler.
A leurs yeux les principaux motifs d’intérêt sont avant tout la régularité, la sécurité et la stabilité conférées par le statut de salarié en CDI (84%) mais aussi la possibilité d’accéder plus facilement au crédit ou à un logement (14%).

En revanche, l’un des principaux freins semble être pour 44% l’obligation contractuelle d’accepter les missions dans un périmètre géographique donné. Autre frein cité par les ‘’hésitants’’ et ‘’réfractaires’’, la perte des indemnités dites de fin de mission (34%).

Plébiscité par 54% des intérimaires interrogés ce nouveau contrat semble être promis à un bel avenir !

Découvrez l’étude dans son intégralité

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